Aurélien de Meaux est entrepreneur et cofondateur de deux entreprises majeures dans la tech et l’énergie.
→ Cofondateur de Cheerz, application d’impression photo devenue leader en Europe
→ Startup revendue environ 45 millions d’euros après 10 ans de croissance
→ Une entreprise passée de 2 fondateurs à plus de 150 employés
→ Cofondateur de Electra, réseau européen de recharge rapide pour voitures électriques
→ 600 stations déployées dans 10 pays
→ Un des entrepreneurs français qui s’attaque aujourd’hui à la transformation énergétique.
Mais au départ, rien ne le prédestinait à construire des entreprises à l’échelle européenne.
Il commence comme beaucoup d’entrepreneurs : avec une idée simple et très peu d’expérience.
À 22 ans, encore étudiant, il lance Cheerz avec un ami d’école.
Ils n’ont jamais été salariés. Pas de méthode. Pas de modèle clair. Juste une intuition : les gens prennent de plus en plus de photos… mais n’en impriment plus.
Les premières années sont une école brutale de l’entrepreneuriat.
Ils apprennent tout sur le tas : recruter, lever des fonds, gérer une équipe, structurer une entreprise.
La startup grandit vite. Peut-être trop vite.
Expansion internationale précipitée.
Des centaines de milliers d’euros brûlés chaque mois.
Une équipe qu’il faut réduire pour sauver l’entreprise.
Premier vrai moment de vérité : reconnaître que la trajectoire mène droit dans le mur.
Il restructure, recentre l’entreprise sur ses fondamentaux et reconstruit patiemment.
Deux ans plus tard, Cheerz est rachetée par un groupe européen.
Mais l’exit ne ressemble pas au fantasme.
Après dix ans d’intensité entrepreneuriale, il découvre un phénomène dont parlent peu de fondateurs : le vide après la vente.
Très vite, il comprend que ce qui lui manque n’est pas l’argent, mais l’action.
Il repart alors immédiatement sur un projet beaucoup plus ambitieux.
Electra.
Un réseau de recharge rapide pour voitures électriques, conçu pour accélérer la transition énergétique en Europe.
Un projet industriel lourd : infrastructure, énergie, partenariats, déploiement international.
Son approche reste la même que dans sa première entreprise : apprendre vite, accepter les erreurs, et saisir les grandes transformations technologiques quand elles apparaissent.
Pour lui, l’entrepreneuriat n’est pas une question d’idée parfaite.
C’est une question de timing, de lucidité… et de capacité à continuer quand tout devient plus complexe que prévu.







