
Créer une boîte mondiale sans coder ? Oui. Faire 35M€ d’ARR avec 65 personnes ? Encore oui.
Scalabilité sans chaos ? Oui, et c’est possible."
Dans cet épisode, je reçois Augustin Prot, cofondateur et CEO de Weglot — la startup française qui traduit des sites web... mais surtout, qui a réécrit les règles du SaaS.
Issu de la banque d’affaires chez Lazard, Augustin plaque tout pour lancer un produit... alors qu’il ne sait pas coder. Il rencontre Rémi, son futur associé, et ensemble ils bâtissent un duo redoutable.
Aujourd’hui :
- Weglot fait 35M€ de revenus récurrents annuels
- Ils ont 40 000 clients dans le monde, dont la majorité aux États-Unis
- Ils n’ont aucune équipe sur place
- Ils sont rentables depuis 2021
- Et ne sont que 65 dans l’équipe. Par choix.
Pas de recrutement de masse.
Pas de croissance désordonnée.
De la clarté. De la rentabilité. De la scalabilité maîtrisée.
Dans cet épisode, vous allez découvrir :
Pourquoi Augustin a quitté Lazard pour construire un produit tech sans coder
Comment ils ont pensé scalable dès le jour 1
Pourquoi ils ont reconstruit tout le produit avec l’IA en 2024
Comment ils gèrent le marché US à distance
Leur philosophie radicale : moins mais mieux
Le déclic personnel qui a tout déclenché : un tour du monde en couple
Un échange authentique, dense et inspirant, qui bouscule tous les clichés sur la croissance, la levée de fonds, et l’entrepreneuriat tech.
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Le parcours d’Augustin Prot : de l’analyste M&A chez Lazard au bâtisseur d’un SaaS à 35 M€ d’ARR — avec seulement 65 personnes.
Avant de piloter un outil de traduction de sites web à 35 millions d’euros d’ARR, 40 000 clients dans le monde (dont une majorité aux US, avec… zéro personne sur place),
avant d’avoir levé 45 millions d’euros avec Partech en 2022 tout en étant rentable depuis 2021,
avant de diriger une équipe de 65 personnes avec une croissance millimétrée et une organisation à contre-courant…
Augustin a fait un choix que peu d’entrepreneurs osent faire : quitter une voie toute tracée.
Il commence sa carrière en M&A chez Lazard.
Courbe d’apprentissage violente, deals exigeants, environnement prestigieux : tout est là pour “réussir sur le papier”.
Mais au bout de trois ans, l’ennui s’installe.
Il sent qu’il devient peu à peu “la personne ennuyeuse de l’équipe”.
Et ça, il refuse d’en faire son identité.
En parallèle, une idée le travaille depuis ses études : participer à la création d’une aventure, d’une boîte.
Soit en la rejoignant très tôt, soit en la cofondant.
Autour de lui, beaucoup d’indépendants, de libéraux, d’entrepreneurs.
Ces exemples finissent par provoquer le déclic : il quitte la finance pour passer côté produit.
La bascule se fait en 2015, avec son associé, Rémi.
Rémi est ingénieur, “le génie du duo”.
Après une première aventure web, il se heurte à un problème très concret : traduire un site, c’est compliqué, technique, et souvent mal fait.
De là naît l’idée de Weglot : un simple morceau de code à installer sur son site pour le rendre multilingue, sans savoir coder.
Entre 2015 et 2020, ils construisent dans l’ombre.
Un produit simple, focalisé sur l’expérience utilisateur.
Un go-to-market 100 % self-service : pendant plus de 4–5 ans, les clients s’abonnent sans jamais parler à un commercial, sans démo.
Les premiers succès arrivent via quelques CMS, puis s’enchaînent.
Ils lèvent un peu d’argent en seed pour recruter les premières personnes… mais consomment très peu de cette levée.
Leur boussole : aligner les ressources sur les revenus, pas l’inverse.
En 2021, Weglot atteint 10 millions d’ARR.
L’entreprise est déjà rentable.
C’est à ce moment-là qu’ils ouvrent le capital à Partech, pour accélérer… sans renier leur ADN.
Résultat : 35 M€ d’ARR, 40 000 clients dans le monde, une présence massive aux États-Unis tout en pilotant l’activité à distance depuis l’Europe.
Ce qui distingue Augustin ?
Une obsession du produit simple et performant.
Une culture de petites équipes très autonomes, loin des armées de middle managers.
Une transparence poussée, inspirée de boîtes comme Alan.
Et un environnement de travail qui assume d’allier ambition et équilibre : semaine de 4 jours pour tout le monde, tout en continuant à croître.
Pas de mythe du fondateur “génial” qui savait tout à l’avance.
Pas de storytelling héroïque.
Juste un ex-banquier qui a osé sortir du cadre, qui a construit patiemment un produit que les gens utilisent vraiment,
et qui prouve qu’on peut bâtir un SaaS mondial, rentable, avec 65 personnes… sans sacrifier sa culture.
Dans cet épisode du Déclic, Augustin partage :
– Comment il est passé d’une carrière toute tracée en M&A au déclic entrepreneurial
– La méthode Weglot pour atteindre 35 M€ d’ARR avec un modèle self-service et très peu de sales
– Pourquoi ils ont choisi de lever 45 M€ en étant déjà rentables, et comment cela change leur rapport à l’argent
– Les principes concrets qui structurent leur culture : petites équipes, autonomie, transparence, semaine de 4 jours… dans une boîte qui se développe à l’international

Augustin Prot est le cofondateur et CEO de Weglot, l’une des plus belles réussites SaaS françaises de ces dernières années :
→ 35 millions d’euros de revenus annuels récurrents (ARR)
→ Plus de 110 000 sites web clients dans plus de 150 pays
→ 65 employés seulement, basés à Paris
→ 45 millions d’euros levés auprès de Partech en 2022
→ Une semaine de 4 jours pour toute l’équipe, en maintenant une croissance internationale solide
Avant Weglot, Augustin suit une trajectoire très “classique” sur le papier.
Études en finance à l’Université Paris-Dauphine, passage par Crédit Agricole CIB à New York, puis trois ans en M&A chez Lazard à Paris.
Il y apprend la rigueur, la modélisation, la pression des deals… mais sent aussi que ce chemin-là ne le nourrira pas à long terme.
Le déclic vient lorsqu’il rencontre son futur associé, Rémy Berda.
Rémy a buté de plein fouet sur un problème simple et universel : traduire un site web est une galère monumentale. Entre les URLs, le SEO multilingue, les boutons de langue et les intégrations techniques, aucune solution propre, rapide et accessible n’existe vraiment.
En 2016, ils lancent Weglot.
Au départ, c’est un “simple” plugin WordPress, puis la solution s’étend progressivement à tous les CMS et frameworks, sans ligne de code à écrire pour le client.
Le pari : un produit ultra-simple à installer, self-service, qui permet à n’importe quelle entreprise de rendre son site multilingue en quelques minutes.
Pendant plusieurs années, Weglot se développe quasiment sans force commerciale :
les clients découvrent l’outil via les app stores (WordPress, Shopify, Webflow…), testent, paient, restent — sans jamais parler à un sales. Cette distribution “product-led” leur permet d’être présents dès le début dans des dizaines de pays, puis plus de 150, tout en restant basés à Paris.
En 2021, Weglot dépasse les 10 M€ d’ARR et devient rentable.
En 2022, ils ouvrent leur capital à Partech avec une levée de 45 M€ pour accélérer : renforcer le produit, structurer l’offre Enterprise et consolider leur position de leader de la traduction web.
En 2024–2025, ils atteignent environ 35 M€ d’ARR, plus de 110 000 clients et une présence massive aux US… toujours sans bureaux locaux hors de France.
Ce qui distingue Augustin ?
→ Une obsession du produit simple, no-code, vraiment utilisable par des non-tech
→ Un go-to-market pensé autour du self-service et des app stores (WordPress, Shopify, Webflow, etc.) plutôt que d’une armée de commerciaux
→ Une expansion internationale pilotée depuis Paris, dans 150 pays, grâce au produit, au SEO, aux agences partenaires et aux affiliés
→ Une frugalité assumée : lever 45 M€ après avoir prouvé la rentabilité, et non pour “acheter” la croissance
→ Une culture d’entreprise qui assume la semaine de 4 jours tout en restant très exigeante sur l’exécution
Dans Le Déclic, il revient en profondeur sur :
– Le moment précis où il réalise que rester en M&A chez Lazard n’est plus une option
– Comment Weglot est passé d’un plugin de niche à une plateforme leader, utilisée par des dizaines de milliers de sites dans le monde
– La méthode qui leur permet d’atteindre 35 M€ d’ARR avec seulement 65 employés et zéro présence locale aux États-Unis
– Les coulisses de la levée de 45 M€ auprès de Partech… alors que la boîte gagnait déjà de l’argent
– Et les principes qui guident aujourd’hui sa façon de scaler : simplicité produit, lucidité sur le marché, croissance maîtrisée plutôt que show permanent.




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