À 25 ans, Benjamin Chemla levait 400 000 € pour livrer des macarons à Paris. Quelques années plus tard, il lève 90 millions de dollars sur un PowerPoint, avec Shares, une fintech qui veut démocratiser l'investissement en Europe.
Sa trajectoire faite de déclics violents, d'échecs, de rebonds et d'une rage de réussir sans compromis. On ne parle pas d'une success story lisse.
Dans cet épisode du Déclic, Benjamin revient sur ses 10 dernières années d'entrepreneuriat.
Avec une lucidité glaçante. Une radicalité rare. Et un message puissant : on n'apprend pas l'argent dans les livres... on l'apprend en le perdant.
Ce que vous allez découvrir dans cet épisode :
- Le vrai déclic : quand il quitte le droit du jour au lendemain, avec déjà 5 salariés
- Son premier business et pourquoi il savait que l'idée était mauvaise
- Son envie de repartir à zéro à New York
- Son rêve américain devenu cauchemar pendant le Covid
- Comment il rebondit : 4 mois pour monter Shares, recruter, lever, exécuter
- Sa méthode pour recruter sans réseau
Mais surtout : vous allez comprendre pourquoi échouer vite et radicalement peut être la meilleure décision de votre vie.
Benjamin n'est pas là pour briller. Il est là pour transmettre. Pour ouvrir les yeux. Pour inspirer ceux qui doutent, ceux qui se relèvent, ceux qui préparent leur propre comeback.
Ce que Benjamin partage ici peut changer votre façon de penser le risque, la réussite, et l'éducation financière.
Dans cet épisode, vous allez découvrir comment :
→ reconnaître qu'on s'est menti à soi-même
→ construire une team de tueurs en partant de rien
→ lever 10M$ sans produit, sur une vision forte
→ apprendre l'argent... sans l'avoir appris à l'école
→ transformer un échec cuisant en tremplin stratégique
Si vous avez aimé ce podcast, je vous invite à vous abonner pour ne manquer aucun de nos prochains épisodes.
Pensez aussi à mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée et à nous laisser votre avis !
Enfin, si vous avez des questions ou des sujets spécifiques que vous aimeriez que j'aborde dans un futur épisode, n'hésitez pas à m'en faire part.
Le parcours de Benjamin Chemla : de New York à Shares — d’une chute brutale à un rebond décuplé
Avant d’avoir levé 90 millions d’euros pour Shares et d’être présenté comme l’un des serial entrepreneurs les plus en vue de la fintech européenne…
Benjamin Chemla a surtout connu ce que beaucoup préfèrent taire.
En 2019, il est « on fire ».
Il vit à New York, possède trois salles de sport, emploie une centaine de salariés.
La sensation d’être sur une autre planète.
Puis le Covid frappe.
Plus de clients. Plus de chiffre d’affaires. Plus de boîte.
Il touche le fond, sans plan B.
Son déclic ?
Accepter d’abandonner.
Comprendre qu’arrêter un projet, ce n’est pas renoncer à être entrepreneur, c’est refuser de s’acharner sur une voie sans création de valeur.
Là où beaucoup font demi-tour devant la difficulté, lui choisit désormais les chemins les plus compliqués — parce que c’est là que se fabriquent les vrais avantages.
Au lieu de disparaître, il appelle ses investisseurs.
Il leur promet des parts gratuites dans sa prochaine aventure.
Six mois plus tard, il leur donne des actions de Shares.
Aujourd’hui, ces parts valent plusieurs fois leur mise initiale : la meilleure façon, selon lui, d’honorer la confiance qu’on lui a faite.
Car pour Benjamin, une vérité domine toutes les autres :
les idées ne valent rien sans les bonnes équipes.
Il a déjà vu de « mauvaises » idées devenir de belles histoires grâce à un groupe soudé.
Mais il n’a jamais vu une mauvaise équipe exécuter une bonne idée. Ça n’existe pas.
Le rôle de l’entrepreneur ? Être un chef d’orchestre, capable de réunir les bons profils pour que la musique prenne.
Dans cet échange avec Alec Henry, il partage :
– Comment il est passé de 3 salles de sport à New York à une faillite totale en quelques semaines
– Pourquoi le choix d’abandonner a été la décision la plus lucide de sa carrière
– Comment il a transformé un échec en promesse tenue vis-à-vis de ses investisseurs
– Sa vision du leadership : moins de “génie solitaire”, plus de composition d’équipe et d’exécution radicale

Benjamin Chemla est un serial entrepreneur français, cofondateur et CEO de Shares, la plateforme d’investissement qui veut rendre la bourse accessible à tous :
→ 90 millions d’euros levés pour Shares en à peine deux ans
→ 22 millions d’euros levés pour Stuart, revendu ensuite au groupe La Poste
→ Plusieurs exits avant ses 30 ans (Citycake, Stuart)
→ Des secteurs aussi différents que la food, la logistique, le fitness et la fintech bousculés les uns après les autres
Au départ, rien ne le destinait à ce parcours.
Étudiant en droit à Paris 1, puis en entrepreneuriat à l’ESCP, il avait le CV parfait pour une carrière d’avocat ou en cabinet prestigieux.
Mais pendant que ses camarades sécurisent des CDI, lui lance Citycake, un service de livraison de pâtisseries… qu’il revend à Resto-In en 2014.
Dans la foulée, il cofonde Stuart, une solution de livraison du dernier kilomètre.
Levée de 22 M€ avec La Poste, hypercroissance, puis rachat deux ans plus tard.
Sur le papier, la trajectoire idéale : réussite rapide, marché porteur, sortie propre.
C’est après ces succès que la claque arrive.
En 2019, il est « on fire » à New York, à la tête de trois salles de sport, avec une centaine de salariés.
Puis le Covid frappe. Toute la boîte s’effondre.
Il ferme, rentre en France, et se retrouve à devoir tout reconstruire à zéro.
Ce moment devient son véritable déclic.
Il réalise que s’acharner n’est pas du courage, mais parfois une fuite en avant.
Qu’abandonner un projet qui ne crée plus de valeur, ce n’est pas renoncer à être entrepreneur, c’est se donner une nouvelle chance.
De ce creux naît Shares.
En 2021, il cofonde la plateforme pour permettre à n’importe qui d’investir dès 1 €, en combinant investissement et réseau social.
Lancée à Londres, l’app devient rapidement l’une des plus téléchargées de la fintech européenne et lève près de 90 M€ pour accélérer en Europe.
Mais derrière les montants levés, Benjamin défend une idée simple, qu’il martèle dans l’épisode :
les idées comptent moins que les équipes.
Il a vu de « mauvaises » idées devenir de belles boîtes grâce à des groupes soudés…
et affirme n’avoir jamais vu de mauvaises équipes réussir avec une bonne idée.
Pour lui, le vrai métier d’un fondateur, c’est de composer l’équipe qui rend tout le reste possible.
Ce qui le distingue ?
→ Un rapport très lucide à l’échec : fermer vite plutôt que s’entêter pour l’ego
→ Une compréhension fine du jeu des levées, sans en faire une fin en soi
→ Une obsession pour l’exécution et la qualité des équipes, loin du mythe du “génie solitaire”
→ Une capacité à repartir de zéro après une chute brutale, plus ambitieux qu’avant
Dans Le Déclic, il raconte sans filtre :
– Comment il est passé de « 3 salles, 100 salariés à New York » à la faillite en quelques semaines
– Pourquoi ce crash lui a appris plus que ses exits précédents
– Comment il a reconstruit sa crédibilité auprès des investisseurs
– Et sa vision d’un entrepreneuriat où l’on accepte de perdre… pour mieux rebondir ensuite.




Reçois chaque nouvel épisode et les coulisses, directement par email.
S'abonner à la newsletterContinuer l'écoute


