
À 23 ans, elle pousse seule la porte d'une usine au Portugal. 300€ sur son compte. Trois croquis dans un carnet. Aucune expérience. Zéro contact dans la mode. Et pourtant...
5 ans plus tard, Laure Babin a vendu plus de 65 000 paires de sneakers écoresponsables. Sa marque ZETA est distribuée dans 80 boutiques, cumule plus de 4 millions d'euros de chiffre d'affaires, et s'est imposée comme une référence de la mode durable.
Une campagne Ulule record (3 000 paires vendues sans budget pub). Une collab avec Nespresso présentée au Festival de Cannes. Une communauté engagée. Une stratégie B2C/B2B ultra fine. Et un déclic : apprendre à ne plus s'oublier en chemin.
Dans cet épisode, Laure vous partage tout, sans filtre :
• Comment elle a lancé Zeta avec 300€ et couchsurfing
• Sa stratégie de lancement sans audience (mais ultra maligne)
• Le rôle clé du personal branding dans son succès
• Comment elle a rebondi face au déclin du marché de la sneakers
• Pourquoi elle recentre aujourd’hui Zeta sur le B2C
• Son approche pour construire une vraie "love brand"
• Son nouvel équilibre vie pro / vie perso : une clé de survie
Si vous hésitez à vous lancer, si vous pensez qu’il vous manque encore des compétences, du budget ou du réseau… Cet épisode est pour vous.
Le plus grand frein n’est pas l’argent. C’est l’auto-censure. Et Laure Babin le prouve avec une histoire qui pourrait bien changer la vôtre.
Le parcours de Laure Babin : de l’étudiante fauchée à la fondatrice d’une marque de sneakers responsables vendue dans toute l’Europe — en suivant son intuition plutôt que les plans de carrière tout tracés.
Avant d’avoir une marque distribuée chez plus de 80 revendeurs, 65 000 paires vendues et plus de 4 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulés… Laure a surtout collectionné les projets avortés, les refus et les moments de doute.
Des t-shirts bio “chauvins” aux applis de rencontres en passant par une laverie collaborative : beaucoup d’idées, jamais le bon sens. Jusqu’au jour où elle réalise l’ampleur de l’impact environnemental de la mode et spécialement des sneakers.
En 2019, encore en dernière année de master, elle sait deux choses :
Problème : elle n’a ni réseau, ni expérience, ni légitimité dans la chaussure.
Alors elle fait avec ce qu’elle a : des vidéos YouTube, des articles de blog, quelques économies gagnées dans un bar à bière… et beaucoup d’obstination.
Elle liste un par un les composants d’une basket, cherche des alternatives recyclées et écoresponsables, contacte des dizaines d’usines.
Résultat : plus de 300 non-retours, 15 refus… avant qu’une petite usine de 20 artisans au Portugal accepte enfin de croire à ce projet porté par une étudiante de 20 ans armée de trois dessins dans un carnet et 300 euros sur son compte.
Pour économiser, elle dort chez l’habitant en couchsurfing plutôt qu’à l’hôtel. Elle n’a rien à montrer aux banques, pas de business plan parfait… mais une conviction : le marché a besoin d’une marque différente.
La suite, c’est un mélange de débrouille et de stratégie :
– tester son idée dans des groupes Facebook zéro déchet,
– construire une liste de mails à la main,
– s’appuyer sur les communautés écolo avant d’avoir le moindre budget marketing.
Le 7 septembre 2020, elle lance Zeta sur Ulule.
Objectif : 100 paires.
Résultat : une campagne record, 270 000 euros et 3 000 paires vendues en un mois, sans un euro de pub.
Derrière, il faut tout réorganiser : la production au Portugal, les livraisons avant Noël, le lancement du site deux mois plus tard. Zeta passe de projet étudiant à vraie marque en quelques semaines.
En quelques années, la marque enchaîne :
– une collaboration avec Nespresso autour des déchets de café, présentée au Festival de Cannes,
– un pop-up store à Paris,
– un mix B2C / B2B avec des entreprises qui offrent Zeta à leurs équipes ou leurs clients,
– une communauté engagée qui suit les coulisses, les lancements, les tests produits.
Mais Laure refuse de se laisser avaler par la logique du “scale à tout prix”.
Elle met la transparence au centre : expliquer la répartition des coûts d’une paire à 159 euros, détailler où va l’argent, montrer les marges, les contraintes industrielles, l’impact réel.
Elle assume aussi d’adapter sa stratégie quand le marché change : e-commerce, boutiques physiques, B2B… en gardant un principe : la cohérence entre impact, produit et désirabilité.
Aujourd’hui, elle recentre Zeta sur le B2C, assume pleinement son positionnement de marque de chaussures responsables, et repense sa manière d’entreprendre :
ne plus sacrifier sa vie perso, ne plus être disponible 24/7, mettre ses objectifs personnels au même niveau que ses objectifs business.
Ce qui distingue Laure ?
C’est ce mélange rare entre radicalité et douceur :
– la radicalité dans ses choix (refuser le salariat, partir seule au Portugal sans argent, encaisser les refus d’usines),
– la douceur dans la manière de construire (écouter son intuition, co-créer avec sa communauté, construire une marque qui a du sens avant de chercher l’hyper-croissance).
Pas de success story instantanée.
Pas de “génie de la sneaker” sorti de nulle part.
Juste une étudiante qui ne se sentait pas légitime, qui croyait plus en son projet qu’en elle-même, et qui a tenu suffisamment longtemps pour transformer une intuition en entreprise.
Dans cet épisode du Déclic, Laure partage :
– comment elle est passée de projets sans sens à une marque alignée avec ses valeurs ;
– comment elle a lancé Zeta avec 300 euros, zéro réseau… et une campagne de crowdfunding record ;
– ce que personne ne raconte sur la réalité du B2C vs B2B quand on vend un produit physique responsable ;
– pourquoi la transparence sur les prix, les marges et l’impact est devenue une arme stratégique ;
– comment elle redéfinit aujourd’hui l’ambition, l’équilibre perso/pro et la notion même de “réussite” quand on construit une marque engagée.

Laure Babin est la fondatrice de Zeta, une marque de sneakers éco-conçues à partir de déchets et de matériaux recyclés.
En quelques années, elle transforme une intuition personnelle en marque qui compte déjà :
→ 65 000 paires vendues
→ 80 revendeurs en Europe
→ plus de 4 M€ de chiffre d’affaires cumulé
→ 3 000 paires vendues en 1 mois sans budget marketing
→ une collaboration avec Nespresso autour des déchets de café, présentée au Festival de Cannes
→ un pop-up store à Paris
Son parcours n’a rien d’un “destin d’entrepreneure” écrit d’avance : elle vient d’une famille où l’objectif, c’était plutôt le parcours classique (études, CDI, sécurité). Et pourtant, l’envie d’entreprendre arrive très tôt : projets, tests, apprentissages… jusqu’au déclic.
En 2019, en dernière année de master, elle tranche : elle ne veut pas du salariat, ni de la hiérarchie. Elle part alors au Portugal pour lancer le projet avec 3 dessins dans un carnet et 300€ sur son compte — portée par une intuition très forte et l’envie de prouver (d’abord à elle-même) qu’il y a un vrai marché.
Aujourd’hui, Laure repense sa stratégie : recentrer Zeta sur le B2C, assumer pleinement un positionnement de marque de chaussures, et construire un entrepreneuriat plus aligné et durable.
Dans Le Déclic, elle raconte surtout une tension très concrète : comment bâtir une marque responsable qui tient dans le temps, quand il faut jongler en permanence entre impact… et réalité du marché.




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