300 000 jeunes. 3 500 entreprises clientes. 500 € de capital au départ.
Huit ans plus tard, StaffMe est rachetée par un groupe européen passé à 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, piloté par 40 personnes pour 54 entreprises.
Jean-Baptiste Achard, ancien élève en droit, diplômé de l’ESSEC, est promis à une carrière d’avocat d’affaires.
Mais en 2016, il plaque tout. Il choisit d’abord un associé… puis après l’idée.
Ils posent 500€ chacun et lancent StaffMe.
StaffMe permet aux entreprises de trouver en moins de 4 heures des jeunes qualifiés pour des missions commerciales, logistiques, service client ou administratives, partout en France. Plus de 300 000 jeunes s’inscrivent, 3 500 entreprises l’utilisent.
Mais en parallèle, la pression monte : attaques des acteurs de l’intérim, rapports de force “150 millions face à un mastodonte de 25 milliards”, débats politiques sur la précarité, puis choc du Covid qui fait vaciller tout le modèle.
Dans cet épisode, vous allez découvrir :
• Le jour où il abandonne sa carrière d’avocat “parfaite” pour lancer StaffMe… avec 500 €.
• Comment il commence par choisir son associé, puis seulement l’idée et pourquoi ça change tout.
• Comment ils ont fait passer StaffMe de quelques missions étudiantes à 300 000 jeunes inscrits et 3 500 entreprises clientes.
• L’intérieur du combat contre les géants de l’intérim : un rapport de force 150 M€ vs 25 Md€… et comment ils tiennent.
• Comment le Covid manque de tout faire exploser… avant de devenir l’accélérateur de leur mission.
• Les vraies coulisses du rachat par un groupe à 3,6 Md€ de CA, et ce que ça fait de vendre 100 % de son capital.
Jean-Baptiste montre comment utiliser les chiffres : croissance, rachats, milliards sans perdre son objectif, aider une génération à reprendre le contrôle sur son travail.
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Enfin, si vous avez des questions ou des sujets spécifiques que vous aimeriez que j’aborde dans un futur épisode, n’hésitez pas à m’en faire part.
Le parcours de Jean-Baptiste Achard : d’étudiant fauché à entrepreneur accusé… puis reconnu pour avoir aidé 300 000 jeunes — porté par la galère, la mission, et une question : qui aide vraiment les jeunes aujourd’hui ?
Avant de cofonder StaffMe, plateforme utilisée par plus de 300 000 jeunes auto-entrepreneurs et 3 500 entreprises, Jean-Baptiste Achard n’avait ni réseau, ni fortune, ni formation d’élite.
Juste une galère.
En 2015, il est étudiant. Comme beaucoup, il cherche des petits boulots pour payer ses études.
Problème : horaires rigides, peu de flexibilité, trop de paperasse, et des opportunités rarement compatibles avec sa réalité.
Il réalise alors une chose simple : ce n’est pas que les jeunes ne veulent pas bosser… c’est que le système n’est pas fait pour eux.
C’est là que naît StaffMe : une plateforme pensée par et pour les jeunes, avec un modèle radical pour l’époque : zéro contrat salarié, 100 % indépendance, rapidité, liberté de choix.
Le pari ? Permettre à chaque jeune de trouver une mission en moins de 4h, où qu’il soit en France.
Le succès est immédiat.
Mais avec lui arrive la controverse.
À partir de 2018, les critiques fusent. Certains médias et syndicats parlent d’“emploi déguisé”, de précarisation organisée, de start-up qui exploite les jeunes sous couvert de les aider.
Jean-Baptiste encaisse.
Puis répond.
Pas dans les plateaux télé ou les grandes tribunes — mais par l’action.
Il crée StaffMe Academy, un organisme de formation gratuit dédié aux jeunes indépendants.
Puis StaffMe Accélérateur, une structure d’insertion pour ceux qui sont encore plus loin de l’emploi.
Il ne nie pas les limites du modèle. Il les affronte. Et surtout, il les transforme.
Quand la pandémie frappe en 2020, StaffMe est en danger. Plus de missions. Tout s’arrête.
Jean-Baptiste prend un risque : plutôt que de réduire la voilure, il mise sur la formation, la diversification, l’impact social.
Ce pivot sauve l’entreprise.
Et renforce sa mission.
En 2022, StaffMe est rachetée par House of HR, un groupe européen.
Mais là encore, Jean-Baptiste surprend : il ne part pas.
Il aurait pu prendre le chèque, faire autre chose.
Il reste, parce que son projet n’était pas une simple boîte.
C’était une réponse à une douleur qu’il avait connue lui-même.
Ce qui le distingue dans l’épisode :
→ Sa capacité à rester droit dans ses bottes, même sous le feu des critiques
→ La manière dont il a retourné la précarité qu’on lui reprochait… en levier d’autonomisation massive
→ Sa vision : créer une alternative au salariat rigide, sans faire de promesses mensongères
→ Son choix de rester aux commandes après la vente, pour continuer à porter la mission
Et surtout, une vérité brute :
on peut être critiqué pour les bonnes raisons, quand on décide d’agir là où d’autres détournent les yeux.
Dans cet épisode du Déclic, il partage :
– Comment sa propre galère d’étudiant l’a poussé à créer StaffMe sans argent, sans réseau, sans expérience
– La réponse qu’il donne aux accusations d’“emploi déguisé” et de précarité organisée
– Pourquoi la crise du Covid a failli tuer son business… et comment il en a fait un moteur de transformation
– Les coulisses de la revente de StaffMe, et pourquoi il a refusé de quitter l’aventure
– Sa vision du travail de demain : plus libre, plus agile, mais pas sans accompagnement ni structure

Jean-Baptiste Achard est le cofondateur de StaffMe, la plateforme qui a redéfini l’accès à l’emploi des jeunes auto-entrepreneurs en France.
→ Plus de 300 000 jeunes inscrits
→ 3 500 entreprises clientes
→ Un modèle copié… mais rarement compris
Tout commence en 2015 : étudiant fauché, il galère pour trouver un job compatible avec ses cours. Et il se rend compte d’une chose simple : les étudiants ne veulent pas un CDI. Ils veulent travailler vite, bien, quand ils le décident.
C’est là qu’il lance StaffMe, avec un pari radical : un modèle 100% indépendant, sans contrat salarié, basé sur la liberté.
Mais dès que ça fonctionne, les critiques tombent.
On l’accuse de précariser une génération.
De déguiser des emplois.
D’être un “esclavagiste moderne”.
Là où d’autres auraient plié, il double la mise :
→ Il crée StaffMe Academy, une formation pensée pour les indépendants
→ Puis une structure d’insertion pour aller plus loin
→ Et en 2022, il revend StaffMe à un grand groupe… mais refuse de partir
Parce que son combat n’est pas fini.
Ce qui le distingue dans l’épisode :
→ Son calme face à des accusations violentes, médiatisées
→ Sa vision du travail : libre, choisi, et structuré
→ Son honnêteté : oui, c’est un modèle imparfait — mais c’est le plus réaliste aujourd’hui
→ Et surtout, un message : tu peux impacter des centaines de milliers de vies… sans être parfait.
Derrière le chiffre, il y a un engagement.
Et derrière chaque mission, une conviction :
La vraie réussite, c’est quand ceux que tu aides… n’ont plus besoin de toi.




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